Un Barbier, d’après Rossini

mise en scène de Damien Robert

L’adaptation en opéra participatif

L’opéra participatif, qu’est-ce que c’est ?
L’opéra participatif est un spectacle qui permet de faire découvrir les codes de l’opéra grâce à une participation active du public. Les enfants chantent depuis la salle et se projettent ainsi dans l’histoire.
Il y a 7 interventions du public pendant la représentation. Pour chaque passage interprété par le public, le chef d’orchestre se retourne pour diriger les spectateurs. Les paroles de l’intégralité du spectacle sont diffusées sur des panneaux placés au-dessus et sur les deux côtés de la scène. Lorsque c’est au public de chanter, les paroles changent de couleur.

Adaptation du Barbier de Séville en français

Adrien Perruchon, chef d’orchestre: « Nous avons gardé les cinq personnages utiles à l’intrigue, traduit en français et apporté une dimension participative. Il était important pour moi de conserver les récitatifs qui sont une particularité de ce genre d’opéra et me semblent plus intéressants qu’une adaptation en dialogues purs où l’alternance musique / dialogue peut être redondante. Rossini lui-même transformait beaucoup ses partitions, ce qui offre une souplesse de travail beaucoup plus large que dans des œuvres comme celles de Mozart / Da Ponte dont la forme parfaite est souvent difficile à toucher. L’important ici était de garder la fulgurance de la musique et son rythme soutenu.

L’aspect participatif est formidable dans la mesure où le public est pleinement intégré au spectacle et n’intervient pas de façon anecdotique. »

La scénographie

Notre proposition scénographique est d’offrir, concrètement, aux interprètes une boîte à jouer qui puisse, de façon ludique, accompagner l’action scénique et la trame narrative. Le cabinet du docteur Bartolo (éminent cardiologue), telle une maison de poupée dans laquelle il aurait enfermé sa pupille, pourra se retourner, s’ouvrir, se déconstruire et se déplier à la manière d’un pop-up, jusqu’à ses murs qui cachent, eux aussi, de multiples secrets, secrétaires, tiroirs et trappes mystérieuses.

Au début Rosine est cloîtrée dans sa chambre, étouffée par ses peluches. Elle peine à échapper à la surveillance constante du docteur (dont un portrait peint sur les murs de sa chambre la regarde même pendant son absence). A l’image de cette jeune fille aspirant à une liberté totale, le décor va, au fur et à mesure de l’action,
s’ouvrir sur l’extérieur, éclater et ainsi, librement, prendre tout l’espace à sa disposition.

Damien Robert

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