Norma, Bellini

mise en scène de Stéphane Braunschweig

DRAMATURGIE

Loin de l’imagerie péplum gallo-romaine où druides et prêtresses rivalisent de drapés sur fond de forêts bretonnes, Stéphane Braunschweig situe Norma dans un univers plus actuel et urbain. Non sans évoquer les communautés religieuses interdites par des dictateurs, l’action se déroule dans un endroit fermé, souterrain, secret où une telle communauté continue à célébrer ses rites autour de ce qui n’est qu’un ersatz, un souvenir du célèbre chêne d’Irminsul. Ce lieu est aussi un lieu de gaîté – les moments religieux sont ceux où le peuple gaulois opprimé tente de retrouver de la vie. Norma est une femme qui mène une double vie ; elle fait l’actrice : d’un côté, elle la grande prêtresse du peuple gaulois, de l’autre, elle est la femme d’un centurion romain avec qui elle a deux enfants. C’est une religieuse qui ne croit pas… C’est cette double vie, entre scènes publiques et moments intimes, qu’explore Stéphane Braunschweig.

SCENOGRAPHIE

Le principe de la scénographie est un espace à la fois ouvert et fermé, animé par des déplacements de certaines parties, notamment deux escaliers. La partie avant du décor constitue un grand cadre dont les grandes trappes permettent de diffuser de la lumière. Le mur du fond avance et recule, créant des espaces privés ou publics suivant le livret. Un bonsaï symbolise le chêne d’Irminsul ; il est protégé par une cloche de verre, tel le feu sacré. Un projecteur placé à l’avant-scène permettra de projeter l’ombre du bonsaï sur le mur du fond et jouer sur l’échelle.

Documentation disponible

Prochaines représentations

Au Staatstheater de Nuremberg: 22, 30 septembre, 3 et 7 octobre 2017
Au Goteborgs Operan : 2, 6, 13, 21, 30 décembre 2017 puis les 7, 12, 20 et 28 janvier et 4 février 2018