Les Petites Noces, opéra participatif jeune public d’après Mozart

mise en scène de Gilles Rico

L’adaptation des Noces de Figaro pour le jeune public

Pour cette adaptation jeune public, les personnages se retrouvent au cœur d’une exposition en cours de réalisation consacrée aux Noces de Figaro.

Tout en préservant la nature comique de l’opéra et en gardant en filigrane ses thématiques ô combien actuelles de la domination masculine sur les femmes et de la lutte des classes, l’argument des Petites Noces se recentre sur le carré amoureux incarné par Figaro, Suzanne, le Comte et la Comtesse et sur le cortège de convoitises, désirs, séductions, trahisons et vengeances qui découle de leurs relations.

Au milieu de ces deux couples, apparaît un autre personnage : Chérubin. Adolescent incandescent et androgyne lancé à la conquête du désir et asphyxié par ses pulsions amoureuses, il constitue le véritable moteur de l’action. Elément perturbateur, il est également une force de transgression et une incarnation de la liberté individuelle qui fait fi des convenances et des carcans sociaux. C’est Chérubin qui par son impétuosité, sa nature imprévisible et sa jeunesse bouillonnante, met en branle la spirale des passions et des jalousies. Chérubin nous sert de guide pour suivre et vivre les péripéties de la « folle journée » des Noces de Figaro. Il invite le public à pénétrer au cœur même de l’opéra.

Durée : 1h15

Opéra chanté en français

Interventions chantées du public : 6

Âge : à partir de 6 ans

Le choix scénographique

C’est parce que l’opéra est souvent vu par le jeune public comme une forme de divertissement datée et surannée, qu’une exposition nous a semblé propice à servir de cadre à ces Petites Noces. Celle-ci, en cours de réalisation, est consacrée aux Noces de Figaro de Mozart. Il s’agit d’un espace contemporain où les éléments de décor, les accessoires et les personnages de l’opéra figés comme des statues de cires évoquent la théâtralité d’un XVIIIe siècle fantasmé et lointain. Un adolescent découvre ce lieu et tombe amoureux d’une des statues de l’exposition, celle de la Comtesse. Mais un soir, les personnages de l’opéra se mettent à s’animer et à prendre vie. L’adolescent-visiteur, est à son tour entraîné au cœur de l’intrigue, en incarnant Chérubin, devenant ainsi l’un des acteurs principaux des Petites Noces.

Le dispositif scénographique, constitué de murs amovibles, permet de construire et de déconstruire à vue les multiples espaces de jeu de l’opéra : la chambre de Figaro et de Suzanne, le boudoir de la Comtesse, le salon du Comte et le jardin, labyrinthe nocturne des rencontres amoureuses interdites. Au fur et à mesure qu’avance l’intrigue et que grandit la confusion amoureuse, les personnages vont graduellement tomber leurs masques, se défaire de leurs costumes pour dévoiler leurs vraies natures.Au début de l’opéra, les personnages portent des costumes XVIIIe (seul Chérubin est en jean, basket et blouson de cuir). A la fin, les personnages révèlent, sous leurs costumes de scène, des vêtements contemporains.

Entre rêve et réalité, l’adolescent de notre époque incarnant Chérubin nous montre que par-delà l’épaisseur des siècles, les personnages du musée des Petites Noces dialoguent avec le public et portent en eux la marque universelle d’une humanité qui trouve aujourd’hui encore en nous sa résonance.

Dans la presse

D’une manière générale, c’est le sérieux de l’entreprise qui saute aux yeux : Les Petites Noces ne sont pas un spectacle « au rabais », monté à la va-vite pour un public moins noble que celui des adultes. Tout, c’est évident, a été minutieusement pensé et travaillé afin de satisfaire un public sans doute plus exigeant finalement que celui des « grands » (…) Nous avons donc affaire à de vrais (et très beaux) décors et costumes, et à une vraie mise en en scène, vive, sans temps morts…

Stéphane LelièvreLe Monde

l’adaptation du metteur en scène Gilles Rico parvient à rendre le sens du propos tout en respectant le rythme et les accents des phrases (…) avec une petite touche de modernisation (…)

Les chants participatifs croissent en rapidité et articulation, mais fort bien suivis par le public (les chanteuses sur scène pouvant même oser d’autres mélodies en contrepoint).

Charles ArdenLa Croix

Musicalement et théâtralement, ce spectacle est une réussite : Les enfants ressortent avec des étoiles plein les yeux et les oreilles, heureux d’avoir pu reprendre en choeur quelques tubes de l’oeuvre originale

Audrey BouctotLes Echos

Documentation disponible