La Somnambule, Bellini

mise en scène de Rolando Villazón

L’intention dramaturgique de Rolando Villazón

« A mes yeux, il ne s’agit nullement d’un conte de fée mais du tableau d’une communauté isolée aux pratiques strictes, dont les convictions prônent une certaine forme d’abstinence, en particulier vis-à-vis de l’idée de plaisir« , explique Rolando Villazón. « Seule Amina détonne par sa joie de vivre et sa curiosité qui lui font éprouver des difficultés à s’intégrer pleinement. » C’est au cours de ses crises de somnambulisme qu’Amina atteint sa pleine liberté.

Le rôle de Lisa est entier (l’opéra est donné sans coupures), et est un personnage important, tant dans la dramaturgie qu’au sein de la distribution vocale. Elle joue un rôle d’autant plus décisif qu’à la fin de l’opéra, un revirement la voit s’unir à Elvino, contre toute attente.

La scénographie

L’auteur du livret, Felice Romani, n’indique pas dans son livret d’époque précise, ni de lieu défini, même s’il s’agit de la Suisse. Le décor comprend des montagnes (élément de décor + projection vidéo), car Amina est proche de la nature sauvage, mais c’est un espace minimaliste, symbolique, où les portes jouent un rôle essentiel. Quelques accessoires : des bancs, un verre, des fleurs, des livres, une échelle comme un écho à une possible fuite, le lit à celui de la sensualité, sans oublier les objets qu’apporte Rodolfo, interdits mais extraordinaires.

Les costumes, quant à eux, font penser à certaines communautés fermées, comme les mormons ou les amish, avec un dégradé de noirs et de gris sobre, et des modèles renvoyant vers le XIXe siècle.

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