Così fan tutte, Mozart

mise en scène de Laurent Pelly

L’intention dramaturgique de Laurent Pelly

Laurent Pelly fait le pari de s’extraire de la nécessité de faire croire au public que les personnages, tant Fiordiligi et Dorabella que Despina, puissent ne pas reconnaître les deux amoureux qu’elles connaissent si bien. Il choisit alors de situer l’action dans un studio d’enregistrement où des artistes enregistrent l’opéra Così fan tutte. Petit à petit, chacun des interprètes devient le personnage même de l’opéra dans une sorte de mise en abyme presque pirandelliene.

La scénographie

Pour sa scénographie, Chantal Thomas s’est inspirée d’un studio d’enregistrement berlinois des années 1930. Il s’agit surtout d’un lieu de rêve où imaginer l’histoire.  Des panneaux de bois habillent la scène ; des micros surgissent du cintre au fil des airs. Au fond, en hauteur, la régie est habitée par des régisseurs de son (figurants).

Les costumes

Parmi les costumes contemporains qu’arborent les chanteurs venus à la session d’enregistrement, l’apparition des deux fiancés, déguisés en Albanais dans le livret de Da Ponte, est à la fois improbable et séduisante. Une image insolite et onirique au milieu du spectacle : les deux amis portent des costumes historiques du XVIIIe. Quant à Despina, elle devient une sorte de diable de comédie qui jaillirait d’une boîte : d’abord une sorte de femme à tout faire du studio, elle se transforme en médecin puis notaire.

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